Migraines et maux de tête

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Migraines et maux de tête

Les “maux de tête” et les migraines sont des problèmes fréquents qui peuvent être dans certains cas être très handicapants. Les patients atteints de migraines chroniques vivent un véritable calvaire car les symptômes sont souvent tenaces et difficiles à soulager. D’autant plus que l’origine de ces troubles n’est parfois pas connue et que leur fonctionnement n’est pas encore totalement élucidé. Exceptionnellement ils peuvent être le symptôme d’une pathologie grave, mais sont le plus souvent bénins.

Les maux de tête ne se ressemblent pas tous, et ils se classent généralement en deux catégories: Les céphalées et les migraines.

Les céphalées sont des douleurs siégeant dans tout, ou une partie du crâne, souvent accompagnées de tensions dans la nuque et de douleurs cervicales. La douleur a un caractère non pulsatile, est ressentie comme une brûlure ou un picotement, et provoque parfois une sensation d’écrasement. Son origine peut provenir d’un dysfonctionnement vasculaire au niveau de la base du crâne, de tensions de membrane ou de tensions musculo-squelettique en provenance du rachis cervical, d’un traumatisme crânien, d’une névralgie, de problèmes digestifs, d’intoxication, etc … Généralement les céphalées cèdent aux antidouleurs et ne durent pas plus de quelques heures.

Les migraines se caractérisent par des douleurs unilatérales, avec élancement pulsatile vif, accompagnées de nausées. Elles sont souvent associées à des troubles sensoriels (photophobie, phonophobie) et sont augmentées par l’effort physique. Leur durée varie de 3 à 72 heures. Elles peuvent donc être beaucoup plus longues que les céphalées. Lorsque les crises sont sévères le patient est contraint de s’allonger dans le noir et ne tolère aucun stimuli extérieur. Cette situation inconfortable et particulièrement éprouvante induit une grande fatigue et peut conduire à la dépression. La crise est parfois précédée de signes annonciateurs que le patient apprend à reconnaître. On parle alors de migraine accompagnée. Ces signes se regroupent dans le terme “d’Aura”. Il s’agit de troubles sensoriels le plus souvent visuels (apparition de taches scintillantes ou de lignes lumineuses, perte transitoire d’une partie du champ de vision) auditifs, parfois paresthésiques.

Le fonctionnement des migraines n’est pas encore parfaitement compris, mais la douleur trouverait sont origine dans les vaisseaux qui circulent dans la dure-mère, la membrane qui enveloppe le cerveau à l’intérieur du crâne. Les facteurs extérieurs jouent également un rôle certain dans la survenue des crises tout comme dans leur développement. Stress, bruit, alimentation, effort physique, manque de sommeil, facteur psychologique, lumière, odeurs fortes etc …

Des traitements médicamenteux efficaces pour traiter les migraines existent, leur efficacité est grandement liée à leur prise en anticipation. Votre médecin saura vous conseiller.

L’ostéopathie aborde ces problèmes d’une façon globale et structurelle. La prise en charge de ces symptômes commence par un bilan complet et la recherche de troubles musculo-squelettiques du rachis cervical, de la base du crâne, du diaphragme thoracique supérieur ou bien encore d’une cause viscérale. Il est étonnant de constater que parfois le traitement d’une simple dysfonction cervicale ou d’une tension musculaire suffit pour faire disparaître définitivement une céphalée récurrente. Bien que ce ne soit, hélas, pas toujours aussi simple !

L’approche crânienne spécifique si chère aux ostéopathes met en jeu la physiologie du mouvement des membranes et des os du crâne. Le traitement des tensions de la dure-mère et les techniques de drainage des sinus veineux utilisant la mobilisation des sutures crâniennes sont souvent très efficaces sur les migraines. L’espacement des crises et la réduction de leur durée survient rapidement en deux ou trois séances. La qualité de vie des patients s’en trouve alors grandement améliorée.

L’ostéopathie peut donc se révéler d’une aide précieuse dans le traitement de ces troubles, en complément d’un traitement médicamenteux ou bien lorsque celui ci a échoué. Toutefois il faut se souvenir qu’il s’agit de phénomènes parfois très complexes et tenaces. Fort heureusement la majorité de ces troubles ne présentent pas de gravité et finissent par se solutionner.

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